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Gestion différenciée

Connaître pour agir…

La gestion différenciée, concrètement…

Une pratique écologique

La gestion différenciée équilibre l’horticole et le naturel, le cultivé et le sauvage

Des techniques plus douces

Emploi modéré et raisonné de produits phytosanitaires (herbicides, insecticides) Transformation des déchets en compost et en mulch (produits d’élagage, de tonte et de fauche)

Taille douce des arbres

Protection des pieds d’arbres

Un résultat plus esthétique

Grâce aux fleurs, le gazon est moins uniforme, le paysage plus varié. Sur certains espaces le gazon peut évoluer en prairie fleurie.

Des pratiques plus naturelles

Mise en valeur du patrimoine floral régional

Entretien limité

Economie en eau et en produits phytosanitaires

Développement de la faune et de la flore

 

La gestion différenciée des bords de route

Qu’est-ce que la « gestion différenciée » ?

La gestion différenciée est un mode de gestion des espaces verts qui a pour objectif d’appliquer une méthode d’entretien adaptée à la vocation de différentes zones : si certaines ont besoin d’être gérées de façon intensive (tonte, taille, désherbage, fertilisation, arrosage, nettoyage,etc.), d’autres ne justifient qu’un entretien extensif. La nature s’y exprime alors davantage. Comme les espaces verts des villes, les bords de routes n’ont pas tous besoin du même type d’entretien.

Pourquoi s’intéresser à la gestion des bords de routes ?

Les bords de routes constituent le premier plan du paysage vu par l’automobiliste ou le cycliste, lien étroit entre la route et son environnement. La flore qui y pousse spontanément, outre qu’elle est attrayante, exprime – si on ne la fauche pas systématiquement – la diversité des sols, des milieux et des climats traversés. Elle change d’aspect avec les saisons. D’un point de vue écologique, les bordures routières abritent une flore et une faune des plus riches. Les bords de routes sont des milieux vivants Nombre d’animaux et de plantes autrefois courants se sont raréfiés durant les dernières décennies du fait de la disparition de leurs habitats, au nom de la productivité. Une gestion appropriée de certaines « zones refuges » – dont les « dépendances routières» font partie – permet de sauvegarder, voire de reconstituer, une partie de ce patrimoine. Contrairement à ce que l’on pense parfois, les abords de routes ne sont pas des « réservoirs à nuisibles», mais des zones où trouvent refuge certaines espèces appréciées – papillons, perdrix, cailles, belettes prédatrices de rongeurs, etc. D’autre part, on connaît mieux, à présent, l’importance des « corridors écologiques » reliant entre eux différents milieux (mares, bosquets, prairies,etc.) et permettant ainsi la circulation ou la propagationde la faune et de la flore sauvages. Certaines espèces, comme les carabes, les crapauds, les jonquilles ou les jacinthes des bois ont besoin de corridors continus. Une interruption de quelques mètres suffit à arrêter leur progression. D’autres, comme le chevreuil, de nombreux oiseaux, ou certains végétaux peuvent passer d’un site à l’autre même si le corridor est interrompu sur plusieurs centaines de mètres. Les bords de routes ont une vocation évidente de corridors écologiques.

Et pourquoi pas un fauchage tardif ?

Le fauchage tardif – à partir de la mi-juillet et, si possible en fin d’été – offre l’intérêt de laisser la plupart des plantes et animaux présents accomplir leur cycle biologique. Le fauchage ne doit pas non plus être trop tardif, au risque de détruire les rosettes de feuilles des orchidées qui apparaissent dès l’automne.

 

Les trois parties des abords routiers

1 Le bas-côté ou accotement : plat, plus ou moins large. S’il n’y a pas de raisons particulières de tout faucher, le passage, sur une seule largeur, de la barre de coupe, soit environ1 mètre, est généralement suffisant.

2 Le fossé : destiné à collecter les eaux. Une intervention sur les fossés peut être envisagée fin août début septembre avant que les plantes ne fanent et n’accumulent leurs parties fanées au fond. Autrement, la pousse de l’herbe au fond des fossés n’est pas préjudiciable à leur pouvoir de rétention. Les plantes ont même un pouvoir ralentisseur sur les écoulements et favorisent l’infiltration et l’évapotranspiration d’une partie des eaux de ruissellement tout en favorisant leur épuration par absorption des éléments polluants qu’elles peuvent transporter.

3 Le talus : fait la jonction avec les parcelles. Son fauchage peut être envisagé, là aussi, en fin d’été, avec une fréquence annuelle pour ceux où la végétation est la plus vigoureuse, et de 3 à 5 ans pour les autres afin d’éviter l’embroussaillement.

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